Sarah Wiener
Cuisiner avec plaisir et passion
Avec ses connaissances affûtées et les deux pieds bien sur terre, Sarah Wiener s’est assurée une place dans l’olympe de la gastronomie. La cuisinière vedette exerce son art avec passion et s’engage avec ferveur pour les produits bio et un élevage respectueux des animaux. Pour Globus, elle a créé un menu à partir des nouveaux produits ***delicatessa «organic».
D'un geste, elle empoigne un grand couteau et se met à poser avec son ustensile et un sourire pour le moins radieux. Elle s’empare ensuite d’une carotte et s’en sert pour faire le clown. Deux scènes qui reflètent la personnalité de la star des fourneaux, Sarah Wiener, à la fois fille de la nature attachée aux vraies valeurs et amazone de la gastronomie un brin malicieuse.
Cette Autrichienne a du tempérament, est extravertie et dégage une vraie passion du métier. Et dans ce métier, tout repose sur une énergie positive: «Lorsque je prends du plaisir, tout me réussit mieux», nous confie-t-elle. Si elle abordait les choses de manière stressée, elle n’aurait plus le goût de rien. Et comme le goût, c’est tout pour elle... Il est non seulement incontournable dans l’expérience gustative vécue lors d’un bon repas, mais également la base qui préside à toute réflexion complexe et à toute évaluation. «Si tu n’as pas le sens du goût, tu ne peux pas juger des choses nouvelles», déclare-t-elle. Ce qu’elle aime, elle, c’est «tout simple». Elle veut savoir que les plantes ont poussé dans de bonnes conditions, les animaux élevés et abattus dans les règles de l’art. Sarah Wiener se trouve en première ligne pour défendre les produits bio, elle parraine l’opération «ohne Gentechnik» (sans OGM), cultive son propre blé et soutient Followfish, un label qui s’engage pour un élevage respectueux des poissons. Pour les fiches de recettes Globus, Followfish qu’elle confira dans de l’huile d’olive «organic» et qu’elle servira sur un lit de risotto à base de carnaroli superfino avec des crevettes géantes et du pesto.
Sarah Wiener a du succès dans les affaires – et dans les médias. Son mari n’est autre que l’acteur allemand Peter Lohmeyer. Avec ses odyssées culinaires en France et en Italie, diffusées sur Arte depuis 2008, elle s’est concocté une vraie communauté de fans. Dès avril, Arte diffusera ses pérégrinations suisses. En 2009, on a pu la voir dans «Sarah et les marmitons», où elle a tenté de transmettre à la jeune génération le goût et le plaisir de cuisiner. Elle fait également des apparitions sur la deuxième chaîne allemande ZDF, signe divers livres de cuisine et dirige un service traiteur ainsi que quatre restaurants à Berlin.
Chez Sarah Wiener, il n’y a pas que les couteaux qui sont affûtés, ses convictions le sont elles aussi. En témoigne son combat contre le fast-food, les OGM ou le mauvais goût, du moins, en matière de gastronomie. Elle est très attachée au bio et à un élevage respectueux des animaux. Non sans une certaine véhémence et sur un ton décidé, elle nous explique ses motivations: «Ce qui m’importe dans un produit bio, c’est la nature». Elle veut que les sols de notre Terre restent intacts pour les générations à venir. Et à l’évocation des animaux d’élevage, le ton n’en devient que plus insistant: «Ce que les hommes font subir aux animaux est une vraie torture – et c’est ça que je suis sensée manger ensuite? Sûrement pas!» Mais la cuisinière de charme sait également faire parler d’elle, comme ce fut le cas lorsqu’elle a montré l’abattage d’un lapin dans l’une de ses émissions, qui suscita une vague d’indignation dans la presse de boulevard. A tort, selon elle, parce qu’«il est un fait, la viande ne pousse pas préemballée sur les arbres». L’enthousiasme qu’elle porte aux produits «organic» de Globus naît de conceptions partagées. «Avec Globus, nous sommes sur la même longueur d’ondes», dit-elle. Le monde a besoin de producteurs et de vendeurs qui défendent la qualité, qui s’engagent en faveur de la diversité et de la durabilité. Les vins «organic» de Globus proviennent ainsi des meilleurs domaines du monde, d’entreprises de tradition fortes d’un grand savoirfaire bio, à l’image de la famille Boner, à Malans (GR). La pâtisserie bio Guggenloch d’Urnäsch (AR) produit des biscuits pour Globus «organic», l’huile d’olive «organic» provenant elle aussi de production durable, tout comme les pâtes, d’origine biologique.
Dans la brigade de cuisiniers vedette, les femmes demeurent une denrée rare. Le milieu de la gastronomie se fait le miroir de la société: dès qu’il en va de la gloire et des honneurs, les femmes sont reléguées au second plan. «Devant la caméra, les hommes ont le droit d’être bien portants et de transpirer; envers les femmes, les attentes sont tout autres.» Voilà encore un thème qui la passionne. Avec une pointe d’ironie, elle s’autoproclame «femme aux fourneaux», en référence à la formule peu flatteuse de «femme au volant». En fait, «femme aux fourneaux» fait passer un message, pas dans l’esprit conservateur de «Retourne aux fourneaux!», mais comme un hommage à toutes les femmes qui s’appliquent à cuisiner au quotidien pour nourrir leur famille.
En dépit d’une carrière fulgurante et de sa présence médiatique, la charmante Autrichienne a su rester modeste. Pour elle, le succès est quelque chose de très éphémère, une sorte d’instantané. Des années durant, elle a cuisiné pour des acteurs sur les plateaux; elle a même déjà bénéficié de l’aide sociale. «Ça vous marque, quand vous devez vous battre pour vivre», affirme-t-elle. Entre deux discours engagés sur le plan politique et social transparaît toujours sa nature «terre-à-terre». «J’essaie de toujours rester là où se trouvent mes pieds», ironiset- elle. Très habile de ses mains également, elle aurait très bien pu devenir sculptrice sur bois, ce matériau «si beau à toucher, qui sent si bon.» Et d’ajouter en riant: «Simplement un peu plus dur à travailler qu’une carotte.»
Texte: Regina Decoppet














